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Saturday 26th of May 2018

Discours de Fatima Zahra (s)

Discours de Fatima Zahra (s)

Discours de Fatima Zahra (s)
Premier discours de Fatima Zahra (s)
Fâtimah al-Zahrâ’ (P), la fille du Saint Prophète (pslf), s’adressant pour la dernière fois aux femmes des Muhâjirine et des Ançâr, dit :

« Je me demande quelle caractéristique de l’Imam Ali a pu déplaire aux gens pour qu’ils cessent de le soutenir ! Par Allah! Ils détestent son épée aiguisée, ses mesures fermes et sa rigueur dans l’application des Commandements Divins. Mais par Allah! Ils sont eux-mêmes les perdants. Le peuple n’a jamais souffert d’injustice sous le gouvernement d’Ali. Il les a toujours conduits vers la fontaine de la justice et du savoir et a toujours étanché leur soif».

Puis elle fit la prédiction suivante:

«Ce qu’ils ont fait, c’est comme une chamelle enceinte. Attendez jusqu’à ce qu’elle mette bas. Alors, vous tirerez d’elle un bol de sang et de poison mortel au lieu de lait. C’est comme cela que les auteurs (de ces agissements contre l’Imam Ali) subissent une perte terrible et que les générations à venir récolteront les mauvais fruits de ce que leurs prédécesseurs ont semé. Soyez certains que les agitations et les troubles auront raison de vous. Je vous avertis que vous serez confrontés au sabre, à la coercition, au chaos et à la tyrannie despotique. Vos biens seront emportés comme un butin, et vos gens seront battus comme des blés mûrs ».

Deuxième discours de Fatima Zahra (s)
LES DOCUMENTS ET LES RE'FE'RENCES DE CE KHOTBAH
Ce khotbah est un des célèbres khotbahs auquel les illustrés savants ont tous fait référence, s’appuyant sur nombre de documents. Contrairement à ce que certains pourraient croire, il ne s’agit pas du tout d’une information unique, d’ailleurs nous nous proposons de citer, à présent, certaines sources dans lesquelles ce khotbah a été cité :

I. ibn Abi al-hadid môtazeli, célèbre savant sunnite.
(dans son commentaire du « Nahdj al-Balagheh ») dans la biographie de Osman ben Hanif, dans la première partie, cite les différents documents qui attestent de l’authenticité du khotbah de la Dame de l’Islam (Salut sur elle). Il souligne de plus le fait qu’aucune des références qu’il a cité dans son livre pour ce khotbah n’émane de sources chiites. Il fait aussi référence au célèbre ouvrage intitulé « Saqifeh » de Abou Bakr Ahmad ben Abdelaziz Djohari, qui est un des plus fameux et des plus grands narrateurs sunnites et qui a cité et confirmé l’authenticité de ce khotbah, dans son livre, par plusieurs moyens (ibn Abi al-Hadid a cité tous ces moyens dans son livre commentaire du « Nahdj al-Balagheh » auquel nous renvoyons les lecteurs ne pouvant, par soucis de concision, rapporter tout ce qu’il y est dit).Il ajoute que, quand le gouvernement de l’époque pris la décision d’usurper Fadak, Fatimeh (Salut surelle), accompagnée de plusieurs femmes de Qoraich, se dirigea, d’un pas décidé, vers la mosquée, pour y prononcer un long et important discours.

et sa démarche était alors exactement comme celle du prophète (Que la paix soit sur lui). Il rapporte, en continuation, ce même et célèbre khotbah (A noter toutefois que le texte de ce khotbah varie quelque peu selon les récits), connu de tous.

II. Ali ben Aissa Arbàli a cité aussi ce khotbah dans son livre intitulé » Kachf al-Qameh » se réfèrent aussi au « Saqifeh » de Abou Bakr Ahmad ben Abdelaziz..

III. Massoudi mentionne aussi brièvement ce khotbah dans « Moravadj al-Zahab »

IV. Seyyed Moirteza, grand et dévoué savant chiite, a cité ce khotbah, rapporté par Aicha, femme du prophète (Que le paix soit sur lui), dans son livre » Chafî «

V. Le célèbre narrateur défunt Sadough a repris certaines phrases de ce khotbah dans son livre intitulé » Elal al-Sharaie »

VI. Le juge religieux et célèbre narrateur défunt Cheikh’Mofid a cité aussi un extrait de ce khotbah.

VII. Seyyed ben Tayousse cite dans son livre » Taraef » une partie de ce khotbah, rapporté aussi par Aïcha, se référant au livre « Al-Monagheb » de Ahmad ben Moussa ibn Mardouveh-Isphahani qui est un savant sunnite.

VIII. Le défunt Tabarsi, Maître du livre » Ijtihad » a cité ce khotbah dans son livre comme étant un » témoignage missionnaire « . 1

Ce khotbah historique est, indéniablement, un des fameux khotbahs prononcés par les descendants du Prophète (Que la paix soit sur lui). Il a été rapporté que nombre de chiites (Partisans de Ali) engagés recommandèrent et recommandent toujours à leurs enfants d’y apprendre par cœur ce khotbah pour qu’il ne reste pas, avec le passage du temps, caché sous la poussière de l’oubli et de la négligence et afin qu’aucun ennemi mal intentionné ne puisse remettre en question son contenu. Ainsi est-il de mise aujourd’hui que la jeune génération fertile apprenne, par cœur. Le contenu de cette » grande épopée » afin de transmettre à son tour aux générations à venir son message!

Afin de révéler aux musulmans l’abus de pouvoir et la trahison de Omar et Abu Bakr, Fatima fera plusieurs discours éloquents et explicites. Le but était d’avertir tous les musulmans de la déviation de ces compagnons et qu’en les suivant, les musulmans quitteraient eux-mêmes l’Islam.

Des milliers de personnes se rassembleront à l’intérieur de la mosquée de son père en présence des dirigeants Abu Bakr et Omar afin d’entendre les réprobations de la Dame véridique et loyale de l’Islam concernant la rupture consommée du lien qui unissait la foi à la Révélation.

Partie 1 : Introduction de Fatima (as)
Fatima (p) dit : « Louanges à Dieu, exalté soit-Il ! pour tout ce qu’Il a étend de bienfaits à notre service ! Louanges à Dieu, exalté soit-Il ! pour tout ce qu’Il a inspiré, pour tout ce qu’Il a ordonné en Son Nom sanctifié et pour tout ce qu’Il a octroyé avec abondance de faveurs dans Sa Création, sans aucune restriction dans Ses dons, grâces et bénédictions, que l’on peut dénombrer tant ils sont présents partout et en tout, à chaque instant de la vie, pour tous les temps et en tous les lieux ; sans limites concevables pour les hommes.

Il a seulement recommandé à Ses Créatures d’acquérir sans cesse davantage de Ses bienfaits en faisant preuve de gratitude face à leur abondance et à leur diversité. Il a seulement réclamé à Ses Créatures de L’adorer et de Le glorifier par la prière avec ferveur pour nous rapprocher sans cesse de Ses grâces et de Sa générosité.

Je déclare et témoigne qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu ! Qu’Il est Un et sans aucun associé à Ses côtés ; qu’il est nécessaire pour une déclaration de foi de faire preuve d’une profonde dévotion sincère pour bien en comprendre sa signification. Les cœurs sont des réceptacles de Sa continuité, et les esprits éclairés sont des preuves de Sa sensibilité. Il est Celui qu’aucun regard ne peut atteindre ; qu’aucune langue ne peut décrire, qu’aucune imagination ne peut en établir la transcendance de Son Essence.

Il est Le Créateur de toutes choses, rien n’existait avant Lui, créant sans avoir à suivre un quelconque modèle pré-existant à Lui. Tout est créé de Sa puissance et répandu selon Sa Volonté. Il crée sans aucun besoin pour Lui-Même ni aucun bénéfice dans Ses desseins mais uniquement pour établir Sa Sagesse ; attirer l’attention vers Son obéissance ; manifester Son Omnipotence ; inviter Ses Créatures à L’adorer et à honorer Son appel.

Puis, Il fixa les récompenses rattachées à Son obéissance ainsi que les châtiments prévus pour ceux qui Lui désobéissent. Ainsi prévenues, Ses Créatures peuvent se mettre à l’abri de Sa colère, de Son courroux et de Son châtiment, et marcher sur la voie qui mène aux Jardins du Paradis.

Je témoigne aussi que mon père Mohammad (pslf) est Son Serviteur et Son Messager ; qu’Il l’a choisi avant même de l’envoyer parmi nous ; qu’Il l’a nommé à ce rang avant même de l’avoir créé ; qu’Il l’a instruit avant même qu’il vienne à l’existence. Tout cela avant même que les créatures sortent de l’ombre du Monde invisible, avant que le voile qui les cachait à l’existence visible ne se lève, avant que Dieu décide du moment où nous devons exister. Pour Dieu, exalté soit-Il, tout est connu d’avance, Il connaît tout ce qui va suivre, Il est Le Parfait connaisseur de ce que nous réserve l’Avenir et le moment exact de chaque événement.

Dieu, exalté soit-Il, l’envoya en tant que parachèvement du modèle de perfection à suivre dans ses recommandations ; en tant que certitude dans l’accomplissement de Sa Loi, et en tant qu’accomplissement des Signes de Sa Miséricorde.

Il trouvera les Nations et les Empires dans la confusion des croyances hérétiques, adorant le feu, se prosternant devant leurs idoles ; récusant Dieu, exalté soit-Il, après en avoir été avertis de Son Existence. Puis, Dieu, exalté soit-Il, illuminera leurs ténèbres par l’éclat de la présence parmi eux de mon père Mohammad. Il fera disparaître de leurs cœurs les sombres voiles de l’obscurité, éloignant de leurs yeux les lourds nuages chargés d’ignorance. Il révélera ainsi aux gens la juste et bonne Guidance. Il les a ainsi sauvés des chemins de l’égarement. Il leur a éclairé le regard. Il les a orientés vers la voie de la Religion Immuable et authentique. Ainsi les gens ont été appelés à suivre la Voie droite.

Puis Dieu, exalté soit-Il, prendra la décision de le rappeler à Lui en signe de Sa grande amitié à son égard, en témoignage de Sa volonté et de Sa générosité, mais aussi en signe d’amour et de préférence pour Son dernier des Prophètes. C’est ainsi que Mohammad a quitté le tumulte de ce monde pour vivre dans la quiétude des Anges, dans la satisfaction du Seigneur, Le Grand-Pardonneur, et la proximité du Puissant Maître.

Que les prières et les salutations de Dieu, exalté soit-Il, soient sur mon père : Son Prophète, le Véridique, l’Elu parmi toutes Ses Créatures, Son Ami sincère. Que la Paix, la Miséricorde, et la Bénédiction de Dieu soient avec lui ».

Partie 2 : Discours de Fatima (as)
Puis, Fatima fera face à l’assemblée :

« Vous, les serviteurs de Dieu, exalté soit-Il, vous êtes responsables de l’application de Son commandement d’instaurer le bien et d’interdire le mal ; vous êtes les gardiens de Sa Religion et de Sa Révélation ; vous êtes les représentants de Dieu pour vous-mêmes ainsi que Ses missionnaires pour les autres Nations. Il a sur vous une pleine autorité. Il vous a présenté une Alliance, et laissé un Héritage pour prendre soin de vous : Le « Livre parlant » de Dieu et le Coran véridique ; la Pure Lumière ; la Voie Eclairée. Son contenu est inégalable en Vérité : Ses Secrets y sont clairement révélés ; Ses Recommandations y sont mentionnées ; et Ses disciples y sont bénis. Le Coran guide ses adeptes et donne à ses lecteurs le bon et chaleureux sentiment ; l’écouter porte au Salut ; en lui il y a d’achevé les ineffables arguments de Son Autorité divine ; de mentionnée Sa manifeste détermination ; de rappelés Ses interdits ; d’énoncées Ses prescriptions et Ses Lois écrites.

Dieu, exalté soit-Il, a établi :

La foi comme remède de la purification des nuisances du polythéisme.

La prière comme moyen pour écarter de vous l’arrogance et comme preuve de votre humilité ;

L’aumône légale-azzakat comme moyen de purification de l’âme et d’accroissement des ressources ;

Le jeûne comme moyen de confirmation de la sincérité et d’augmentation de la dévotion et la piété ;

Le pèlerinage comme moyen d’édification de la Religion ;

La justice comme moyen d’unité des cœurs dans l’harmonie de l’agir et du vivre ensemble ;

Notre Guidance-Imamat Ahlul Beyt comme moyen sûr de protection contre la division, et de sauvegarde certaine de l’unité et de l’entente ;

La lutte pour établir la Vérité et la Justice-jihad comme moyen de garantir et de réaliser la Gloire de l’Islam ;

La patience comme moyen de bonne réalisation des projets et d’acquisition certaine des bienfaits de Dieu, exalté soit-Il ;

Le commandement d’instaurer le Bien comme moyen d’assurer l’intérêt commun, de renforcer la paix publique et les bonnes relations entre les gens ;

L’affection envers les parents comme moyen de protection contre le courroux de Dieu ;

Le maintien d’étroites relations avec les enfants comme moyen de longue vie et de multiplication abondante de la descendance ;

Le Droit au versement du prix du sang comme moyen de mettre un terme aux expéditions punitives sanglantes ;

Le respect des engagements comme moyen d’obtenir la Miséricorde et l’indulgence ;

La juste mesure en tout comme moyen de prévenir l’injustice et l’usurpation des droits d’autrui ;

L’interdiction des boissons enivrantes comme moyen de protection de l’âme contre l’abomination, et d’éradication de la violence alcoolique et de l’affaiblissement de l’intellect ;

L’abandon de l’insulte comme moyen de protection contre la malédiction et l’affliction ;

Le refus de voler comme moyen de conserver un esprit pur et sain.

Dieu, exalté soit-Il, a interdit le polythéisme pour permettre une sincère et fidèle adoration de Son Unicité. Dès lors, craignez Dieu de la façon dont Il doit être véritablement craint, et ne mourrez pas en dehors des principes de l’Islam. Obéissez à Dieu, exalté soit-Il, dans ce qu’Il vous a ordonné et dans ce qu’Il vous a interdit. Car parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent vraiment Dieu.

ô vous les gens ! Sachez que je suis Fatima et que mon père est Mohammad. Ce que je vais dire est en droit fil avec ce que j’ai dit précédemment, vous n’y trouverez rien qui soit contradictoire et dans mon engagement il n’y a aucune espace réservé à l’erreur ni à la tromperie.

Mon père : « Certes un Messager pris parmi vous est venu à vous. Le mal que vous faites lui pèse ; il est avide de votre bien ; il est bon et miséricordieux envers les croyants. » (Coran, 9/129)

Si vous êtes capables de le reconnaître, vous devez aussi être capables de reconnaître qu’il est mon père et non le père d’aucune de vos femmes, qu’il est le frère déclaré de mon cousin Ali et non le frère d’aucun de vos hommes. Quelle excellente origine il possède, et quelle honorable filiation nous avons avec lui ! Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa descendance !

Oui ! Il a fait connaître ouvertement et publiquement le Message malgré les mesures coercitives et les menaces, il maintiendra à bonne distance l’hérésie de la voie parcourue par les polythéistes qu’il ne craint ni d’affronter ni d’appeler au chemin de Son Seigneur avec beaucoup de sagesse, de douceur, et d’élogieux sermons. Il abattra les idoles, mettra en déroute les arrogants jusqu’à ce qu’ils s’humilient humblement et qu’ils s’engagent dans la voie de la Vérité. Ainsi, l’obscurité de la nuit a cédé la place à la lumière de l’aurore porteuse : de la vertu et du bon droit. La voix de l’autorité religieuse avait pu enfin se faire entendre et contraindre les propos nuisibles des Diables à l’étouffement et au silence. Le pitoyable foyer de l’hypocrisie sera pour un temps éteint et les liens qui unissaient l’infidélité à l’incrédulité rompus.

Oui ! Au milieu de cette sombre époque vous aviez prononcé le postulat de l’Unicité devant un groupe de purs (les Ahlul Beyt).

Vous étiez encore parmi les pauvres et les affamés, à deux doigts de basculer dans le gouffre de l’Enfer. Vous étiez comparables au peu d’importance qu’a la goutte de rosée pour l’assoiffé ; au peu de consistance qu’a la miette de nourriture pour celui qui a faim ; à l’éphémère de l’empreinte qui disparaît rapidement ; à l’impureté du paillasson sur lequel les pieds s’essuient. Vous buviez des eaux nauséabondes pour étancher votre soif et vous mangiez des viandes fétides pour apaiser la faim de vos estomacs. Vous étiez des êtres méprisés et avilis. »

Fatima, à ce stade de son discours brossait un tableau de la réalité de la condition humaine humiliante qui prédominait parmi la multitude avant la Révélation de la Sainte Ecriture du Coran Inimitable et l’instauration des valeurs humanisantes de l’Islam.

« Vous n’aviez que mépris et soupçons les uns envers les autres, toujours envahis de la crainte d’être capturés, de voir vos enfants enlevés par ceux qui vous dominaient. Alors, Dieu, exalté soit-Il, dans un ineffable élan de bonté vous a secourus par mon père Mohammad ; après beaucoup d’affrontements défensifs qui lui furent imposés, après qu’il eut à faire face aux hommes féroces, connus sous le nom de Bédouins chez les uns, et de despotes chez les gens du Livre.

Là où ils allumaient le feu de la guerre, Dieu l’éteignait invariablement ; et lorsque les cornes du Diable se faisaient voir à nouveau et que la bouche des polythéistes murmurait des propos de sédition et de complot, il mettait un terme à la dispute avec l’aide de son frère Ali. Celui qui ne fait jamais demi-tour, jusqu’à ce que l’ennemi morde la poussière de la défaite et que la flamme de la guerre soit éteinte, était toujours au service de la Cause du Parti de Dieu, attentif à Son Ordre, aux proches côtés de Son Messager. Il est un maître parmi les Amis de Dieu ; vigoureux au travail ; sincère dans le conseil ; sérieux dans ses intentions et toujours prêt à l’effort pour servir l’Islam.

Alors que de votre côté, vous ne cessiez de vivre dans l’oisiveté, dans les plaisirs de la vie d’ici-bas, vous estimant saufs au sein de votre confort, guettant notre revers de fortune. Avides d’informations à notre sujet pour entendre parler de l’issue de la bataille imposée, et à laquelle vous aviez tourné le dos, prenant vos jambes à votre cou plutôt que de combattre.

Dès l’instant où Dieu décidera du Sublime retour à Lui de Son Prophète au sein de la demeure et de l’abri du groupe de Ses Prophètes et de Ses Serviteurs sincères, les cornes perfides de l’hypocrisie réapparaîtront au-dessus de vos têtes ; le vêtement de la foi sera arraché ; les ignorantins mal intentionnés hier silencieux, se mettront à parler, les paresseux et les rétrogrades se porteront à l’avant des rangs pour brailler et s’agiter.

Puis, Satan le maudit sortira la tête de sa cachette, il vous invitera à l’adhésion de son Parti. Il vous trouvera prédisposés à accepter son invitation malicieuse et prêts à observer ses directives. Il vous suggérera la sédition et, là encore, il vous trouvera rapides en besogne, fins prêts à la désobéissance qui enveloppera les sentiments de vos cœurs, marquant vos visages des stigmates de l’amertume et du doute. Alors, l’injustice s’est réinstallée dans vos cours. Vous avez porté des marques à des chameaux qui ne sont pas les vôtres (sous-entendu : vous avez désignés des dirigeants qui ne sont pas les vôtres) ; vous êtes allés vous désaltérer à l’eau d’une source qui n’est pas la vôtre (sous-entendu :

vous êtes guidés par des successeurs qui ne sont pas les vôtres). Tout cela s’est produit (lors de la réunion de la Saqifa) alors que le temps de la présence du Prophète parmi vous est encore tout proche ; alors que la déchirure créée par son départ est sans limite ; alors que la cicatrice n’est pas encore refermée ; alors que le Prophète lui-même n’était pas encore mis en terre.

Vous avez décidé promptement d’une affaire (réunion de la Saqifa) sous le fallacieux prétexte de parer à la discorde. Or, c’est bien dans la discorde qu’ils se sont engouffrés.

La Géhenne enveloppera sûrement les incrédules (voir Coran 49/9). Que tout cela est absurde ! Quel mauvais choix que tout cela ! Quelle entreprise déloyale ! Comme vous êtes stupides ! Comment acceptez-vous de vous laissez détourner de la Vérité !

Et pourtant, le Livre de Dieu est toujours parmi vous ; ses textes y sont clairement exposés ; ses directives manifestement énoncées ; ses signes clairement visibles ; ses restrictions intelligemment formulées ; et ses commandements loyalement évidents. Malgré tout, vous l’avez jeté par-dessus vos épaules ! Comment avez-vous osé agir de la sorte ! Auriez-vous du dédain pour lui ? Ou bien pensez-vous qu’en agissant ainsi vous serez à même de gouverner selon des principes autres que les siens ? Quel mauvais échange pour les injustes ! Le culte de celui qui recherche une religion en dehors de l’Islam n’est pas accepté. Cet homme sera, dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout perdu (voir Coran 3/85).

Il apparaît clairement que vous n’avez pas même pris le temps de la réflexion ni celui de la patience ni celui de l’obéissance. Vous avez allumé le foyer de la sédition, vous l’avez ravitaillé en braises ardentes, vous avez répondu à l’ordre du Démon vous invitant à éteindre la lumière de la Religion ainsi que l’éclat de l’Immaculée Tradition du Saint Prophète. Vous avez échangé ses propos sages et réfléchis pour des paroles futiles et vides de sens. Vos apparences étaient trompeuses. Vos complots à l’égard des membres de sa famille sont semblables à la lance qui pénètre le cœur.

Vous déclarez maintenant que nous ne possédons aucun droit à l’héritage ! Comment est-ce possible ? Recherchez-vous le jugement de l’Ignorance ? Qui donc est meilleur juge que Dieu envers un peuple qui croit fermement ? Comment des gens dont la foi est connue peuvent-ils émettre une conclusion imposée, et désireuse d’être placée au-dessus des directives de Dieu, exalté soit-Il ? N’avez-vous pas été enseignés ? (voir Coran 5/10). Certes ! Vous le savez déjà ! C’est aussi clair pour vous que l’éclat du Soleil : Je suis sa fille !

ô Musulmans ! Pourquoi mon Droit à l’héritage doit-il être spolié ?

ô fils de Abu Quhafa (Abu Bakr) ! Dans quel passage du Livre de Dieu est-il écrit que vous avez le droit d’hériter de votre père et qu’il est interdit que j’hérite du mien ? Certainement vous avez inventé là une conclusion sans précédent, ni dans le Livre de Dieu, ni dans l’Immaculée Tradition du Prophète ! Vous avez fait quelque chose de monstrueux ! (voir Coran 5/50) Auriez-vous pris intentionnellement la décision d’abandonner le Livre de Dieu et de le jeter par-dessus votre épaule ?

N’avez-vous pas lu ce qui est écrit ? : « Salomon hérita de David… » (Coran 27/16)

Ainsi que l’histoire de Zacharie qui est contée lorsqu’il dit : « Je crains le comportement de mes proches après ma mort. Ma femme est stérile ; accorde-moi cependant un descendant venu de toi. Il héritera de moi ; il héritera de la famille de Jacob (…) » (Coran, 19/5-6)

Puis ceci : « Ceux qui croient après avoir émigré, ceux-là sont des vôtres. Cependant, ceux qui sont liés par la parenté sont encore plus proches les uns des autres, d’après le Livre de Dieu – Dieu est, en vérité, Celui qui sait tout ! » (Coran, 8/75)

Puis encore : « Quant à vos enfants, Dieu vous ordonne d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. » (Coran 4/11)

Et encore ceci : « Voici ce qui vous est prescrit : Quand la mort se présente à l’un de vous, si celui-ci laisse des biens, il doit faire un testament en faveur de ses père et mère, de ses parents les plus proches, conformément à l’usage. C’est un devoir pour ceux qui craignent Dieu. » (Coran, 2/180)

Partie 3 : Discours de Fatima (as)
Vous prétendez que je ne possède aucun droit ! Que je ne peux pas hériter de mon père ! En conséquence de quoi vous rompez mes liens de filiation avec lui ! Dieu aurait-Il révélé un verset vous concernant et duquel Il en aurait exclu mon père ? Ou bien, irez-vous jusqu’à dire Fatima et son père ne sont pas disciples de la même religion, ils ne peuvent donc hériter l’un de l’autre ?! Ne sommes-nous pas, mon père et moi, disciples de la même Religion, de la même croyance et de la même foi ? Ou bien, êtes-vous davantage versés en sciences religieuses coraniques que mon père et que mon cousin Ali ?

Bien ! Puisqu’il en est ainsi de vos conclussions hasardeuses, emparez-vous de mon bien de la même manière que vous vous emparez d’un cheval sellé et bridé. N’oubliez pas, toutefois, que le Jour du Jugement est le Jour des justes comptes ! Le moment où Dieu, exalté soit-Il, sera Le meilleur Juge (de toute cette douloureuse affaire) et Mohammad sera mon défenseur. Rendez-vous est donné pour le Jour de la Résurrection ! Le Jour où se dressera l’heure, ce Jour-là, les imposteurs seront perdus. Vos remordes ne vous seront d’aucun bénéfice ! Chaque nouvelle est annoncée en son temps ! Vous saurez bientôt qui sera frappé d’un châtiment humiliant et sur qui s’abattra un châtiment sans fin » (voir Coran 45/27 ; 6/67 ; 11/39).

Puis, Fatima se tournera face aux Ançars :

« ô Béni Qayla (les gens des tribus Aws et Khazraj) ! ô vous les gens de bien ! Les puissants partisans et défenseurs de la nation de l’Islam ! Ceux qui ont embrassé l’Islam ! Pourquoi tant de retenue dans votre élan à défendre mes bons droits ? Pourquoi cette indifférence face à l’injustice qui m’est imposée ? Mon père, le Messager de Dieu, ne disait-il pas souvent ceci : Un homme est honoré, connu et rappelé au souvenir des autres hommes par l’intermédiaire de ses enfants ? Comment, en si peu de temps, avez-vous pu enfreindre ses bons conseils ? Comment, en si peu de temps, avez-vous pu comploter envers nous ? Pourtant, vous avez suffisamment de pouvoir et de force pour faire respecter mon bon droit et interdire qu’il me soit arraché ! Ou bien préférez-vous en rester là où vous vous êtes rendus et dire : certes Mohammad est maintenant décédé ; c’est là, sans aucun doute, une grande calamité aux conséquences incalculables ; un préjudice immense ; une déchirure difficile à colmater. Voyez le ciel, il en est tout assombri depuis le Sublime retour de l’âme du Prophète à Son Créateur ; les étoiles ont cessé de briller avec toute leur splendeur originelle ; les espérances se sont évanouies ; les montagnes en tremblent encore ; le respect des femmes est abandonné ; la dignité humaine a disparu, et le sens réel de la vie est rabaissé par la force et la soumission imposée par l’injustice.

Oui ! Par Dieu, exalté soit-Il, l’absence de mon père est une bien grande affliction ainsi qu’une grande calamité à venir ; il n’y a aucune autre adversité au-dessus de celle-ci, ni aucun événement aux conséquences si nuisibles. C’est la calamité annoncée dans le Livre de Dieu. Vous en avez entendu sa lecture du matin au soir dans les cours de vos demeures tel un appel, une parole juste, une récitation claire et ordonnée. Vous y avez appris tout ce que les Prophètes qui précèdent mon père ont dû souffrir et qui, eux aussi, sont retournés auprès du Créateur : c’est là un décret duquel personne ne peut échapper et une destinée commune à tout le monde.

« Mohammad n’est qu’un Prophète ; des Prophètes ont vécus avant lui. Retourneriez-vous sur vos pas, s’il mourait, ou s’il était tué ? Celui qui retourne sur ses pas ne nuit en rien à Dieu ; mais Dieu récompense ceux qui sont reconnaissants. » (Coran, 3/144)

ô vous les gens de la réflexion ! Comment accepter que je sois privée de mon bon droit à l’héritage alors que vous m’entendez et que vous m’avez devant vous ? Alors que vous êtes rassemblés et assis autour de moi dans la mosquée de mon père ? Vous avez entendu les propos de mon action en revendication de mes droits, ils sont maintenant connus de tous, ainsi que cette affaire frauduleuse et injuste. Vous êtes nombreux et bien armés ! Vous possédez les moyens et le pouvoir d’agir ! Mais voilà, l’appel vous parvient et vous restez sourds et muets ! Vous entendez les lamentations et les pleurs sans pour autant vous émouvoir et porter secours ! Pourtant, vous êtes connus pour votre courage, pour votre droiture et votre bonté.

Vous êtes ceux qui ont été choisis en tant que les meilleurs par le Messager de Dieu pour nous seconder, nous les Ahlul Beyt Rassoul Allah. Vous avez combattu les Bédouins, supporté difficultés et souffrances ; marché contre les Nations, bravé leurs meilleurs guerriers.

Lorsque nous vous appelions, vous nous répondiez. Nous étions rassurés de votre soutien et de votre présence parmi nous ainsi que de votre dévouement à notre égard. C’est ainsi que l’Islam triompha ; que la vie de tous les jours était devenue plus clémente et humaine ; que la forteresse du polythéisme fut ébranlée jusqu’à la racine ; que les séditions se calmèrent, que le foyer de l’athéisme fut réduit en cendres ; et que le dogme de la Religion pût s’inscrire correctement dans la conscience de ce Monde.

Pourquoi cette confusion en vous après avoir connu la cohérence et la clarté ? Pourquoi délaisser les bons principes après les avoir proclamés ? Pourquoi retourner sur vos talons après avoir avancé dans la voie ? Pourquoi associer d’autres avec Dieu après avoir glorifié Son Unicité ? Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments et qui ont cherché à expulser le Prophète ? Ce sont eux qui vous ont attaqué les premiers ?

Les redouterez-vous ? Alors que Dieu mérite plus qu’eux d’être redouté, si vous êtes Croyants. (Voir Coran 9/13). Sachez encore que je vois clairement votre inclination à l’insouciance et votre éloignement de l’ayant droit. Vous vous écartez de celui qui est le plus capable d’entre vous tous à guider et à vous diriger. Vous êtes devenus silencieux. Vous avez opté pour la médiocrité, rompant avec l’excellence et la grandeur d’âme, renonçant à vos responsabilités.

« Si vous êtes ingrats, vous et tous ceux qui sont sur la Terre, sachez que Dieu se suffit à Lui-même et qu’Il est digne de louanges. » (Coran 14/8)

Voilà ! J’ai dit tout ce que j’avais à vous dire en parfaite connaissance de la situation présente de votre refus de soutenir mon bon droit et de l’ampleur de votre trahison installée dans les sentiments de vos cœurs. Il était nécessaire que vous soyez informés du sentiment de la fille du Prophète, de son besoin de faire éclater l’origine de sa douleur, de libérer sa poitrine et de son devoir de révéler à la postérité des preuves et des arguments sur l’injustice installée dès le décès du Prophète. Bon ! Vous avez mon bien ! Endossez-en la responsabilité ! Cette charge demeurera un fardeau parmi vous. Elle blessera l’échine de la chamelle qui le portera jusqu’à la semelle. Elle sera le facteur de la honte marquée de l’empreinte du courroux de Dieu, ainsi que de l’éternel blâme qui mène au châtiment de l’Enfer !

« C’est le Feu de Dieu allumé qui dévore jusqu’aux entrailles. » (Coran 104/67)

Dieu est Témoin de vos agissements : « Les injustes connaîtront bientôt le destin vers lequel ils se tournent. » (Coran 26/228)

Je suis et je reste pour tous les temps la fille de celui qui vous a averti et mis en garde contre le châtiment éternel.

« Agissez selon votre situation, Nous aussi, Nous agissons. Attendez ! Nous aussi, Nous attendons. » (Coran 11/121-122)

Selon les textes ayant relaté le déroulement de cet événement historique, il apparaît que le discours de Fatima était parvenu à persuader, tout au moins dans ses débuts, Abu Bakr du bon droit de la plaignant et de décider de lui rendre la propriété de Fadak.

Réaction de Abu Bakr et de ‘Omar

Voyons maintenant, selon certains historiens de renommés, le commentaire d’Abu Bakr après avoir écouté Fatima Az-Zahra.

Il déclare : « ô la fille du Messager de Dieu ! (…) Sans aucun doute, le Prophète est votre père et d’aucune autre femme ; le frère de votre mari et non d’un autre homme ; sans aucun doute il l’a préféré à tous ses compagnons et sans aucun doute aussi, Ali l’a soutenu dans tous les événements les plus cruciaux ; seul l’homme heureux peut vous aimer et seul l’homme ingrat et mauvais peut vous nuire.

Vous êtes la progéniture bénie du Messager de Dieu, les Elus parmi les autres, nos Guides pour notre bien, notre voie à suivre pour parvenir au Paradis, et vous – la meilleure des femmes – et la fille du meilleur des Prophètes, véridique dans ses conclusions, excellente dans son raisonnement. Vous ne pouvez pas être dépourvue de vos droits ni suspectée dans votre revendication (…) Cependant, j’ai sûrement entendu votre père dire : « Nous, le groupe des Prophètes, nous ne faisons pas hériter les biens matériels, or, argent et immeubles, mais nous faisons hériter le Livre Saint, la sagesse, la science et la Prophétie. Et ce qui nous appartient en moyens de vie appartiendra au successeur après nous qui le gérera. » Bien, il en est aujourd’hui ainsi de ma position et de la propriété dont les revenus serviront au budget de la guerre et de la défense des Musulmans, et cette décision a été prise d’un commun accord entre les Musulmans, Elle n’émane pas d’une décision personnelle. Je n’abuse pas de mon pouvoir. Voilà mes biens, je les mets à votre disposition. ô vous l’illustre Dame de la Nation de son père, et l’arbre béni de sa descendance… Voilà ! Pensez-vous encore que je viole la parole de votre père ? »

Alors, Fatima rejettera l’argument d’Abu Bakr faisant état d’un propos du Prophète disant que les Prophètes ne laissent pas d’héritage. Elle lui opposera l’argument coranique apportant les preuves du Droit d’héritage de la progéniture des Prophètes. Elle s’exclamera en disant :

« Gloire à Dieu ! Mon père, le Messager de Dieu, ne s’est jamais éloigné ni opposé aux préceptes inscrits dans le Livre de Dieu, ni pratiqué, ni inventé, ni légiféré des lois qui lui soient contraires. Il a strictement et toujours pris à la lettre les recommandations et commandements divins, il s’en est toujours tenu à l’application des versets coraniques. Conspirerez-vous encore contre sa mémoire après son décès ? Allez-vous énoncer de faux témoignages et propos en son absence, selon la manière habituelle qui engendraient complots et séditions, dont mon père était la victime sa vie durant ? Alors que le Livre de Dieu est clair et édifiant en matière de règlement de tous litiges. Il y est écrit concernant l’héritage : « (…) Il héritera de moi ; il héritera de la famille de Jacob (…) » « Salomon hérita de David (…) »

Dieu, exalté soit-Il, a clairement inspiré et réglementé le Droit de l’héritage en désignant : les ayants droit, les principes du partage, la part qui revient à l’homme et celle qui revient à la femme, pour que soit écarté l’esprit de scepticisme, de suspicion des imposteurs et d’équivoque des égarés !

« Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose en vous faisant croire que votre action était bonne … (Il ne me reste plus donc) qu’une belle patience ! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous raconter ! » (Coran 12/18)

Alors, Abu Bakr reprendra la parole pour dire : « Dieu est Véridique ainsi que Son Prophète. Sa fille est véridique. Elle est la source de la sagesse, le lieu de la Guidance et de la Miséricorde, le pilier de la Religion et l’argument irréfutable. Je ne peux écarter votre esprit de droiture ni refuser les propos de votre discours. Toutefois, entre vous et moi, il y a ces Musulmans. Ils m’ont prêté allégeance, rendu responsable, et conformément à leur volonté j’ai accepté. Je n’ai aucune intention ni désir de me comporter en despote ni vouloir bénéficier d’un quelconque avantage de ma position. Ils sont témoins. »

Ces propos, Abu Bakr voulait qu’ils soient entendus pour apaiser les esprits. L’opinion publique, irritée de la tournure que prenaient les événements, commençait à manifester son mécontentement à propos du fait injuste imposé à la fille du Prophète. Des voix et clameurs s’élèveront de la foule en soutien à Fatima. Son discours était la révélation cruciale du moment. Pour calmer l’ardeur de l’assemblée, Abu Bakr proférera des menaces. Il nous a été rapporté que ce jour-là un grand nombre de personnes pleureront de chagrin. Médine était en effervescence. De partout, des protestations en soutien à Fatima se faisaient entendre.

Alors, Abu Bakr, inquiété de l’ampleur du mouvement, dira à Omar : « Vous auriez dû me laisser appliquer la décision prise (la restitution de Fadak). Elle aurait apaisé les esprits. Puis, c’était, de notre part, la mesure à prendre la plus juste. »

Omar rétorquera : « Une telle décision était nuisible à votre position et un grave handicap pour votre pouvoir. Je vous ai conseillé par compassion à votre égard. »

Abu Bakr : « Quelle grave erreur que celle d’avoir oublié la fille de Mohammad ! Aujourd’hui, les gens ont été informés de la spoliation de ses droits, de son action en revendication et de nos complots en la matière ! »

Omar se voulant rassurant : « Après tout, ce n’est qu’un événement du jour. Il sera rapidement oublié comme si rien n’avait été dit et accompli. » Il déclamera quelque vers de sa composition dont la teneur exaltait le classement dans l’oubli de l’événement. Omar, s’adressant de nouveau à Abu Bakr lui suggéra ceci : « Accomplissez la prière. Acquittez-vous de l’aumône-azzakat. Recommandez le bien. Interdisez le mal. Assurez le tribut et les taxes. Respectez vos proches car Dieu dit :« Les bonnes actions dissipent les mauvaises. Ceci est un Rappel pour ceux qui se souviennent. » (Coran 11/114)Voyez-vous, après tout, un seul péché parmi une multitude de bonnes actions ce n’est pas grave. Soyez rassurés ! »

Abu Bakr, tranquillisé et satisfait des propos de Omar, lui tapotera l’épaule en signe d’approbation en disant ceci : « Vous avez contribué au soulagement de ma peine. »

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